Répertoires et déclarations
Je pense qu'utiliser
le compte ROOT pour faire ces modifications est une bonne idée.
La preuve : "utiliser le compte root pour faire un montage n'est pas seulement
une bonne idée, c'est aussi la seule façon de faire (sauf
à passer par un automonteur, mais c'est une autre histoire)" m'a
dit Thomas Noel du Gulpic d' Amiens.
La première
chose à faire est de créer les répertoires necessaires.
Pour cela il faut se placer dans le répertoire /mnt et utiliser
la commande mkdir [nom_du_réperoire]. Créer autant
de répertoires que d' unités à utiliser..
Il faut maintenant
déclarer les unités au système avec leurs paramètres
(nom de périphérique, de répertoire, type de système
de fichiers...plein de petits trucs sympas !). Il faut éditer le
fichier etc/fstab, celui-ci contient les diverses déclarations
concernant les disques. Je pense que le nom de ce fichier vient de File
Sytems Table (Table des systèmes de fichiers).
Voici à
quoi ressemble le mien :
| /dev/sdb7 |
/ |
ext2 |
defaults |
1 1 |
| /dev/sdb9 |
/usr |
ext2 |
defaults |
1 2 |
| /dev/sdb8 |
swap |
swap |
defaults |
0 0 |
| /dev/fd0 |
/mnt/floppy |
ext2 |
noauto |
0 0 |
| /dev/sda1 |
/mnt/mac1 |
hfs |
defaults |
0 0 |
| /dev/sdb5 |
/mnt/mac1 |
hfs |
defaults |
0 0 |
| /dev/sdb6 |
/mnt/mac1 |
hfs |
defaults |
0 0 |
| /dev/cdrom |
/mnt/cdrom |
iso9660 |
noauto,ro |
0 0 |
| /dev/scd0 |
/mnt/cdrw |
iso9660 |
noauto,ro |
0 0 |
| none |
/proc |
proc |
defaults |
0 0 |
Intéressant
non ?
La première
colonne correspond au nom de périphérique au niveau du
système. Linux utilise un fichier de périphérique
placé dans
/dev. Le mot sda est le premier disque SCSI dans
l'ordre des ID SCSI (sdb, sdc...). Si votre configuration possède
des disques durs au format IDE, le premier disque IDE va s'appeler hda.
Pour simplifier,
la terminologie est : sd pour SCSI, hd pour IDE, suivi d'une lettre symbolisant
le disque et d'un numéro symbolisant le numéro de partition.
Le /dev/fd0 est le fichier périphérique pour le lecteur
de disquette.
La ligne commancant
par /dev/cdrom désigne mon lecteur de CD (lien symbolique) et la
suivante mon graveur (scd0). Et les lignes /dev/sda1, sdb5 et sdb6 me direz-vous
? Cela correspond à mes partitions Mac (format HFS) situées
sur mes deux disques internes.
La seconde colonne
correspond à ce qu'on appelle un point de montage. Pas de panique
c'est en fait le répertoire dans lequel sera visible le périphérique
de stockage. Le premier point de montage / est la racine. C'est ce que
vous voyez lorsque vous sortez du répertoire /root. Sans lui point
de salut.
Le mot swap est
un peu à part et désigne une partition de Swap, nous n'avons
pas à l'utiliser.
Le mot /mnt/floppy
désigne le répertore dans lequel sera visible le contenu
du lecteur de disquette.
La troisième
colonne désigne, elle, le type de système de fichiers
présents sur le support. En effet une disquette peut etre formatée
pour Linux ou Dos, ici on peut le préciser. Voci la signification
des différents termes :
ext2 : Le
système de fichiers standard de Linux.
swap :
Encore celui qui désigne une partition de swap.
iso9660
: Pour utiliser un lecteur ou graveur de CD-ROM, la norme ISO 9660 est
un des standards de l'industrie du CD-ROM.
hfs : Le
système de fichiers de Mac OS (le format hfs+ n'est pas encore supporté).
La quatrième
colonne
désiqne des options pour chaque périphérique de stockage
en voci une brève description :
defaults
: Utilise les paramètres par défaut du système. Le
standard en général.
noauto :
Empêche l'unité d'étre montée automatiquement
au démarrage de Linux. Je m'explique, un disque dur, une partition
doit en général etre montée au démarrage car
il est toujours présent dans l'ordinateur, de plus il ne s'enlève
pas comme ca. Au contraire d'un CD-ROM ou d'une disquette qui n'est pas
toujours dans l'ordinateur.
rw,ro :
Spécifie si le support sera en lecture seule (ro) ou en lecture/écriture
(rw).
Il existe d'autres
paramètres que je rajouterais quand je les aurais essayés...
La cinquième
colonne est un chiffre qui indique la fréquence de l'utilisation
de l'utilitaire de vidage dump sur l'unité. La fonction de dump
m'est un peu inconnue, d'après le man que j'ai vu sur dump il s'agit
d'un logiciel de sauvegarde...
La sixième
colonne est un chiffre indiquant l'ordre dans lequel la vérification
des unités doit se faire par l'utilitaire fsck cela permet lors
du démarrage de vérifier certaines unités. Inutile
de le lancer sur des CD-ROM par contre c'est utile sur la partition de
démarrage.
Maintenant que
vous avez modifié ce fichier de configuration il reste à
monter le lecteur avant de pouvoir l'utiliser. Pour cela il faut aller
dans /mnt et utiliser la commande mount \cdrom pour monter le lecteur de
CDROM. Dorénavant le contenu du lecteur de CDROM est présent
dans le répertoire /mnt/cdrom. Pour pouvoir changer de CDROM il
faut exécuter la commande inverse à savoir umount /mnt/cdrom,
ce qui "démonte" le volume et permet de l'éjecter.
Nb : Il
ne faut jamais enlever une disquette ou un volume quelconque sans l'avoir
démonté auparavant sinon Linux va vous traiter de tous les
noms d'oiseaux possibles et inimaginables...
Amusez vous bien...
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