Révision : 22/10/00
 
  Introduction  
 
Un remerciement à Lenny Cartier pour avoir rédigé cette documentation <Comment utiliser vos lecteurs sous Linux>. Les quelques modifications (copies d'écran, màj des liens) ont été faites en accord avec son auteur. Les applications nommées dans cette fiche ont été utilisées sur un PowerMac 7500 et une distribution LinuxPPC 1999.

Classique...vous avez installé Linux et après... Comment utiliser les lecteurs ? 

Il faut tout d'abord chasser les habitudes rencontrées sous MacOS. L' accès à un lecteur ne se fait plus en cliquant sur un icone (du moins pour l'instant). Sous Linux les lecteurs sont associés à des répertoires. Ainsi en tapant : cd /mnt/floppy on accède au répertoire /mnt/floppy qui permet d'utiliser le lecteur de disquette. 
En effet dorénavant dans ce répertoire apparait les fichiers présents sur le support. Ce concept est valable pour tous les supports de données. Il faut donc autant de répertoires que d'unités de stockage. Voici par exemple ma configuration : 

/mnt/floppy 
/mnt/mac1
/mnt/mac2
/mnt/mac3
/mnt/cdrom
/mnt/cdrw 

Afin que les supports soient correctement accessibles il faut respecter un certain nombre de conditions que je traiterai dans la suite de ce document.

 
 
 
 
Répertoires et déclarations

Je pense qu'utiliser le compte ROOT pour faire ces modifications est une bonne idée. La preuve : "utiliser le compte root pour faire un montage n'est pas seulement une bonne idée, c'est aussi la seule façon de faire (sauf à passer par un automonteur, mais c'est une autre histoire)" m'a dit Thomas Noel du Gulpic d' Amiens.

La première chose à faire est de créer les répertoires necessaires. Pour cela il faut se placer dans le répertoire /mnt et utiliser la commande mkdir [nom_du_réperoire]. Créer autant de répertoires que d' unités à utiliser..

Il faut maintenant déclarer les unités au système avec leurs paramètres (nom de périphérique, de répertoire, type de système de fichiers...plein de petits trucs sympas !). Il faut éditer le fichier etc/fstab, celui-ci contient les diverses déclarations concernant les disques. Je pense que le nom de ce fichier vient de File Sytems Table (Table des systèmes de fichiers).

Voici à quoi ressemble le mien :
 
/dev/sdb7 / ext2 defaults 1 1
/dev/sdb9 /usr  ext2 defaults 1 2
/dev/sdb8 swap swap defaults 0 0
/dev/fd0 /mnt/floppy ext2 noauto 0 0
/dev/sda1 /mnt/mac1 hfs defaults 0 0
/dev/sdb5 /mnt/mac1 hfs defaults 0 0
/dev/sdb6 /mnt/mac1 hfs defaults 0 0
/dev/cdrom /mnt/cdrom iso9660 noauto,ro 0 0
/dev/scd0 /mnt/cdrw iso9660 noauto,ro 0 0
none /proc proc defaults 0 0

Intéressant non ?

La première colonne correspond au nom de périphérique au niveau du système. Linux utilise un fichier de périphérique placé dans /dev. Le mot sda est le premier disque SCSI dans l'ordre des ID SCSI (sdb, sdc...). Si votre configuration possède des disques durs au format IDE, le premier disque IDE va s'appeler hda.

Pour simplifier, la terminologie est : sd pour SCSI, hd pour IDE, suivi d'une lettre symbolisant le disque et d'un numéro symbolisant le numéro de partition. Le /dev/fd0 est le fichier périphérique pour le lecteur de disquette.

La ligne commancant par /dev/cdrom désigne mon lecteur de CD (lien symbolique) et la suivante mon graveur (scd0). Et les lignes /dev/sda1, sdb5 et sdb6 me direz-vous ? Cela correspond à mes partitions Mac (format HFS) situées sur mes deux disques internes.

La seconde colonne correspond à ce qu'on appelle un point de montage. Pas de panique c'est en fait le répertoire dans lequel sera visible le périphérique de stockage. Le premier point de montage / est la racine. C'est ce que vous voyez lorsque vous sortez du répertoire /root. Sans lui point de salut.
Le mot swap est un peu à part et désigne une partition de Swap, nous n'avons pas à l'utiliser.
Le mot /mnt/floppy désigne le répertore dans lequel sera visible le contenu du lecteur de disquette. 

La troisième colonne désigne, elle, le type de système de fichiers présents sur le support. En effet une disquette peut etre formatée pour Linux ou Dos, ici on peut le préciser. Voci la signification des différents termes :

ext2 : Le système de fichiers standard de Linux.
swap : Encore celui qui désigne une partition de swap.
iso9660 : Pour utiliser un lecteur ou graveur de CD-ROM, la norme ISO 9660 est un des standards de l'industrie du CD-ROM.
hfs : Le système de fichiers de Mac OS (le format hfs+ n'est pas encore supporté).

La quatrième colonne désiqne des options pour chaque périphérique de stockage en voci une brève description :

defaults : Utilise les paramètres par défaut du système. Le standard en général.

noauto : Empêche l'unité d'étre montée automatiquement au démarrage de Linux. Je m'explique, un disque dur, une partition doit en général etre montée au démarrage car il est toujours présent dans l'ordinateur, de plus il ne s'enlève pas comme ca. Au contraire d'un CD-ROM ou d'une disquette qui n'est pas toujours dans l'ordinateur.

rw,ro : Spécifie si le support sera en lecture seule (ro) ou en lecture/écriture (rw).

Il existe d'autres paramètres que je rajouterais quand je les aurais essayés...

La cinquième colonne est un chiffre qui indique la fréquence de l'utilisation de l'utilitaire de vidage dump sur l'unité. La fonction de dump m'est un peu inconnue, d'après le man que j'ai vu sur dump il s'agit d'un logiciel de sauvegarde...

La sixième colonne est un chiffre indiquant l'ordre dans lequel la vérification des unités doit se faire par l'utilitaire fsck cela permet lors du démarrage de vérifier certaines unités. Inutile de le lancer sur des CD-ROM par contre c'est utile sur la partition de démarrage.

Maintenant que vous avez modifié ce fichier de configuration il reste à monter le lecteur avant de pouvoir l'utiliser. Pour cela il faut aller dans /mnt et utiliser la commande mount \cdrom pour monter le lecteur de CDROM. Dorénavant le contenu du lecteur de CDROM est présent dans le répertoire /mnt/cdrom. Pour pouvoir changer de CDROM il faut exécuter la commande inverse à savoir umount /mnt/cdrom, ce qui "démonte" le volume et permet de l'éjecter. 

Nb : Il ne faut jamais enlever une disquette ou un volume quelconque sans l'avoir démonté auparavant sinon Linux va vous traiter de tous les noms d'oiseaux possibles et inimaginables...

Amusez vous bien...


 
 
 
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